Un design system devient de la dette dès l'instant où l'on peut le contourner.
La règle qui le fait tenir est unique : aucune couleur, aucun rayon, aucune durée d'animation n'est écrit en dur dans un composant. Tout passe par un token. Ce qui n'existe pas dans les tokens n'existe pas dans le produit.
Le corollaire est inconfortable : quand un besoin n'a pas de token, on ne bricole pas — on discute d'un ajout au système. C'est ce frein qui garde l'ensemble cohérent au bout de deux ans.
Le reste — nommage, documentation, versionnage — est de l'hygiène. Nécessaire, mais secondaire.